Christophe Hanna,
Nos Dispositifs poétiques


[4e de couverture]
Des plans griffonnés à la hâte pour décrire une rencontre d’extraterrestres, des collages mnémotechniques d’élèves laissés sur des tables de classe, des fiches de travail angoissées peuvent constituer des modèles pour rendre compte des fonctionnements de formes d’écritures actuelles que nous considérons comme poétiques. Ces écritures, qui n’ont pas pour vocation d’exprimer les mouvements d’une intériorité privée ni de révéler un « Réel » masqué par les représentations dominantes, peuvent être caractérisées comme des dispositifs poétiques, c’est-à-dire des agencements langagiers à visée instrumentale, inventés pour répondre à certains problèmes propres à la vie pratique. Les constructions « documentales » capables de ressaisir des événements dont l’information nous dépasse ou nous semble douteuse (Edgar Allan Poe, Nathalie Quintane, Mark Lombardi), les « formes synoptiques » suggérant une compréhension pour des langages qui nous paraissent étrangers, intenables, intimidants (Emmanuel Hocquard, Stéphane Bérard), les installations ou interventions critiques destinées à analyser et dénaturaliser nos manières de faire des mondes (Manuel Joseph, Christophe Tarkos, Julien Blaine) relèvent toutes du domaine des « dispositifs poétiques » exploré dans ces pages.
Nos Dispositifs poétiques reconçoit la poétique hors des voies de l’autotélisme romantique et des esthétiques formalistes, renouant avec la théorie politique et, plus largement, nos formes de vie.

[Présentation]
Ce livre a pour dessein de caractériser, d’historiciser et d'exemplifier la notion de dispositif poétique. Le premier moment présente une critique des poétiques essentialistes contemporaines. La notion de dispositif y est alors construite par contraste, dans une orientation pragmatiste, à partir d’exemples irréductibles au paradigme essentialiste.
Le second moment théorique propose une réflexion sur les fonctionnements dispositaux, notamment chez des auteurs actuels tels que Stéphane Bérard, Christophe Tarkos, Manuel Joseph, Franck Leibovici, Anne-James Chaton… Les notions d’« action directe », d’« agir non institutionnalisé » y sont reprises, dans le but de décrire les capacités qu’ont certains dispositifs de prendre en charge des problèmes publics pour les redécrire et les faire reconnaître.
Partant de travaux de Jean-Marie Gleize, Franck Leibovici et Olivier Quintyn, la troisième et dernière section pose la question des formes logiques et méthodologiques que pourraient prendre des poétiques proprement dispositales, c’est-à-dire : dont le but est de contribuer au « bon » fonctionnement et à la reconnaissance des dispositifs dont elles traitent.


Questions théoriques, collection « Forbidden Beach »
préface de Jean-Pierre Cometti
13 x 19 cm. 288 pages. 18 €

EAN 9782917131091
parution 31 mai 2010

2 commentaires:

holger a dit…

J'en commande deux mais où dans la page je peux les commander les deux ?

Questions théoriques a dit…

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