parution octobre 2015 :
Olivier Quintyn · Valences de l’avant-garde.
Essai sur l’avant-garde, l’art contemporain et l’institution


Conçu à l’origine comme une postface à la traduction française de la
Théorie de l’avant-garde de Peter Bürger, ce livre propose de reconstruire
un concept d’avant-garde artistique de nature à s’inscrire dans une
théorie critique de l’art contemporain et de ses institutions, intégrées au
capitalisme néolibéral.
Olivier Quintyn interroge ici les valences du concept d’avant-garde, c’est-à-dire
ses connexions possibles à d’autres éléments, en examinant la manière
dont ce concept s’articule à des ressources émancipatrices actuelles, au-delà
des formes historiques qui ont été les siennes (futurisme, dadaïsme,
constructivisme) comme des « néo-avant-gardes » de la deuxième moitié du
XXe siècle (pop art, minimalisme, art conceptuel).
Si le projet de dépassement de l’art dans la vie qui fut celui de l’avant-garde
ne peut être transposé tel quel dans notre culture globalisée, il peut cependant
servir d’analyseur de la situation politique de l’art. Utilisant à la fois les
instruments de la critique de l’idéologie marxiste (Herbert Marcuse, Theodor
Adorno), ceux de l’analyse institutionnelle de René Lourau, et ceux du
pragmatisme esthétique (John Dewey, Nelson Goodman), Olivier Quintyn
évalue la réussite et les échecs des pratiques artistiques qui visent à critiquer
l’« institution Art » (Art & Language, Michael Asher, Tania Bruguera). Il en
tire des conséquences sur le plan philosophique, en procédant à une analyse
approfondie des définitions institutionnelles de l’art d’Arthur Danto et de
George Dickie, et de leur caractère paradoxalement conservateur.
À l’opposé d’un certain paradigme post-conceptuel spectaculaire de l’art
contemporain, incarné dans les biennales, les foires et les expositions
blockbusters (Pierre Huyghe, Anish Kapoor), ces Valences de l’avant-garde
esquissent un modèle de critique ou d’analyse transinstitutionnelle où l’art
sort délibérément de sa nature instituée pour devenir un laboratoire de
formes de critique sociale réinstituante.

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collection « Saggio Casino piccolo »
format : 107 x 178 mm
couverture recto verso quadri
168 pages
prix : 9 €
ISBN : 978-2-917131-42-8
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SOMMAIRE
I. Quelle avant-garde ?
À partir de la Théorie de l’avant-garde de Peter Bürger 9

II. Après l’avant-garde
De la critique institutionnelle
à l’analyse transinstitutionnelle  59

III. Que faire
des théories institutionnelles de l’art ? 121

Index des noms  157
Références bibliographiques  163
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 Art Press n°429 · janvier 2016, 01/01/2016
« Olivier Quintyn · Valences de l'avant-garde » par Éric Loret


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Beaux-Arts Magazine n°379 · janvier 2016, 01/01/2016
« Qu'est-ce que l'avant-garde ? » par François Cusset

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La Quinzaine littéraire n° 1143 du 16 au 31 janvier 2016
« Splendeur et misère des avant-gardes », par Nicolas Poirier 

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